A chacun ses rêves. L'artiste autodidacte Nek Chand a concrétisé le sien à Chandigarh, en édifiant un jardin féerique devenu aujourd'hui, dit-on, le deuxième site d'Inde le plus visité après le Taj Mahal.
Engagé comme responsable de la construction des routes, Nek Chand collabore dans les années cinquante à la construction de la capitale du Pendjab, confiée à l'architecte français d'origine suisse Le Corbusier. Chaque soir, après avoir accompli ses tâches professionnelles, il enfourche sa bicyclette et se rend dans les contreforts de l'Himalaya où il ramasse des pierres qu'il sent dotées d'une âme. Il collecte également une myriade d'objets usagés et de déchets dans les décharges et sur les chantiers de la prestigieuse métropole qui s'érige: fragments de céramique, prises électriques, pièces détachées de vélos. Clandestinement, dans une clairière qu'il s'est appropriée, Nek Chand assemble ces divers éléments et crée des sculptures représentant des figures humaines et animales. Son royaume de dieux et de déesses prend forme dans un site qui s'étend aujourd'hui sur douze hectares et qui invite le visiteur à parcourir douves profondes, collines et sentiers sinueux et à découvrir patios et cascades: une symphonie de pierres, de ciment et de vaisselle cassée.
Le Rock Garden (Jardin de pierres) est une oeuvre d'art éblouissante où resplendissent une inventivité et une liberté d'expression inouïes.
Commissariat : Lucienne Peiry
L’exposition présentée à Lausanne bénéficie du généreux soutien de la Direction du Développement et de la Coopération, Département fédéral des affaires étrangères, Berne, Suisse et de Wegelin & Co. Banquiers Privés, ainsi que de la Radio Suisse Romande, Couleur3.
Elle est placée sous le haut patronage de l'ambassade de l'Inde en Suisse et de l'ambassade de Suisse en Inde. Elle est parrainée par les Commissions suisse et française pour l’UNESCO.



