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Joseph Giavarini, surnommé Le Prisonnier de Bâle, est né dans un village voisin de Parme, en Italie. Il réside chez son parrain avec sa mère, employée comme ouvrière dans une filature. Le jeune homme est ensuite placé comme valet de ferme, puis travaille comme maçon. Six ans plus tard, il s’expatrie en France, puis en Allemagne, où il devient contremaître et chef de chantier. Il se marie, fonde une famille et s’établit, à l’âge de trente ans, à Bâle, en Suisse.
Ne sachant ni lire ni écrire et n’ayant fréquenté aucune école, il crée une petite entreprise de construction qui devient prospère. Sa carrière est cependant interrompue à la suite d’un crime passionnel qu’il commet en 1928, et pour lequel il est condamné à six ans de prison.
Seul dans sa cellule, il se met à confectionner des groupes de figurines avec de la mie de pain qu’il pétrit entre ses doigts, puis de la terre non cuite que lui fournit sa famille lors de ses visites. Il peint les statuettes après les avoir modelées, avant de les tremper dans de la colle forte pour leur donner un aspect verni. L’ensemble représente des acrobates aux membres élastiques et démesurés accompagnés d’une fanfare insolite.
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Sous la direction de Sarah Lombardi, textes de Metin Arditi, Astrid Berglund, Gregoire Junod, Sarah Lombardi, Lucienne Peiry, Eleanor Philippoz, Andreas Steck, Michel Thévoz, Lausanne/Milan, Collection de l’Art Brut/5Continents Editions, 2026, 346 pages, édition française
En relation avec l'auteur·rice
Le musée expose en permanence une partie de sa collection, notamment des créations d’autrices et d’auteurs majeur∙e∙s comme Aloïse Corbaz, Augustin Lesage, Marguerite Sirvins et Auguste Walla. Les oeuvres d’Art Brut sont réalisées par des autodidactes. Solitaires, personnes vivant en marge de la société, patient·e·s d’hôpitaux psychiatriques, elles et ils créent à l’écart de la tradition et des modes artistiques, sans se préoccuper de la critique du public ni du regard d’autrui.
Tous les jours de 10h à 20h (sauf le mardi)
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